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SYNTHESE DES REFLEXIONS ECHANGEES AUX ASSISES MADRID, 30 - 31 MAI 2008
Les objectifs des Assises de la Fédération Européenne des Banques Alimentaires sont :
- l’échange d’expériences entre les différents pays membres
- la réflexion sur les fondements de notre action
- la définition de pistes de travail pour l’année à venir
Cette année, nous avons été accueillis par la Fédération Espagnole des Banques Alimentaires à Madrid et S.A.R la Princesse Letizia d’Espagne nous a fait l’honneur d’introduire nos travaux. Quinze pays étaient représentés parmi les dix-sept membres, ainsi que la Lituanie, future adhérente. Voici les principales réflexions issues de ces deux jours :
· Le droit à l’alimentation, droit intimement lié au droit à la vie. Comme le définit la FAO : « Par droit à l’alimentation, on entend le droit de tout être humain à avoir un accès régulier à une nourriture suffisante, adéquate sur le plan nutritionnel et culturellement acceptable, pour mener une vie saine et active. C’est le droit de se nourrir dignement, plutôt que le droit d’être nourri ». Les Etats ont donc une obligation de garantir, au minimum, que leurs habitants ne soient pas victimes de la faim et de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour remplir les conditions définies ci-dessus. Les Banques Alimentaires, en partenariat avec les collectivités locales et les associations qui accueillent les personnes démunies, constituent un point d’appui pour l’application de ce droit.
· La nécessité d’intensifier le lobbying au niveau de l’Europe pour maintenir un Programme Européen d’aide Alimentaire aux plus Démunis qui réponde aux besoins. L’alimentation est un besoin de base à satisfaire, point de départ pour pouvoir faire entrer la personne démunie dans un dialogue et une démarche d’insertion plus globale.
Le scénario le plus probable pour l’avenir du Programme est l’achat de denrées sur le marché, en complément des stocks agricoles qui se réduisent désormais au sucre et prendront probablement fin en 2009. Les Banques Alimentaires préconisent de continuer à recevoir et distribuer des produits, à travers les associations, car ce système permet d’engager un lien autour du don de produits, d’échanger des recettes ou de constituer des repas. Il va dans le sens d’une politique d’équilibre nutritionnel et favorise l’intégration sociale des personnes.
Mais certains gouvernements préfèreraient mettre en place des « food stamps » ou bons d’achats. Outre le fait que les bons peuvent être échangés contre n’importe quel produit, ce système favoriserait le passage d’un programme d’aide alimentaire à un programme social global, dans lequel l’aide alimentaire sera noyée au milieu de toutes les autres aides. L’aide alimentaire court le risque d’être nationalisée et à la merci des différents gouvernements ; certains états préféreront axer leurs efforts sur le développement économique, estimant que la pauvreté se réduira d’elle-même et laisseront le champ de l’action sociale à l’initiative privée et associative, en lui apportant un soutien qui variera d’un gouvernement à l’autre.
· La nécessité de développer notre action en partenariat avec les entreprises agro-alimentaires. Représentées par Nestlé et Unilever Espagne, elles ont montré comment elles s’engageaient pour lutter contre la faim et le gaspillage dans le cadre de leur responsabilité sociale d’entreprise. Nestlé a une politique d’aide décentralisée dans chaque pays européen et participe à quelques grands programmes pour le Tiers-Monde. Unilever privilégie la cohérence d’ensemble de ses actions en se concentrant sur son partenariat avec le World Food Programme. Nestlé s’est fixé pour objectif de porter une très grande attention à la qualité et aux dates de péremption des produits donnés.
Les Banques Alimentaires peuvent jouer un rôle important pour aider les entreprises à traiter leurs déchets, réduire leurs stocks et leurs risques de pertes. Les dons des entreprises sont exonérés de TVA et détruire un yaourt, aujourd’hui, coûte plus cher que le produire. FareShare, membre de la Fédération Européenne depuis 2007, estime qu’au Royaume-Uni, le gaspillage croit parallèlement à la pauvreté; sur les 9 millions de tonnes gaspillées chaque année,1.8 pourraient être recyclées, dont 100 000 dans les supermarchés.
L’association finance le fonctionnement de ses Banques Alimentaires à travers l’activité de sa filiale FareShare 1st, qui propose un service de tri écologique des déchets aux entreprises. Les Banques Alimentaires récupèrent ainsi des produits qui seraient jetés et des fonds pour subsister. Avec le traitement de 5 000 palettes par an, un gain de coûts de destruction de 20% pour Nestlé et 20% de produits récupérés pour les Banques Alimentaires, Nestlé est le premier partenaire de FareShare au Royaume-Uni.
Dans le cadre du programme Kraft Cares de soutien aux communautés locales, la fondation Kraft et la société Kraft Foods ont fortement contribué à aider les Banques Alimentaires de Pologne, Hongrie, République Tchèque, Slovaquie et Lituanie. Cette aide a servi à financer des achats de camionnettes, notamment réfrigérées, pour permettre à ces Banques de transporter des produits frais dans les conditions d’hygiène et de sécurité réglementaires. Le partenariat sera reconduit en 2008.
· L’actualité de notre charte
-la gratuité des denrées : la récupération de denrées gratuites, est la spécificité des Banques Alimentaires. Laissons à d’autres organismes le soin d’acheter et de donner.
-la lutte contre le gaspillage : nous participons à une chaine de solidarité, avec les fournisseurs et les associations.
-la prévalence du bénévolat : le métier se professionnalise, le temps de présence dans les entrepôts nécessite d’augmenter le nombre de salariés. Dans les pays d’Europe de l’Est, les retraités doivent souvent chercher un nouveau travail rémunéré pour subvenir à leurs besoins. Mais le rôle des bénévoles doit rester majeur, car les Banques Alimentaires refusent le primat de l’argent. Développons les mises à disposition par des partenariats avec les entreprises, les universités. Bénéficions de leur expertise pour tout ce qui est recherches et études, communication, à l’exemple de la Belgique, de l’Italie, de l’Espagne, du Portugal.
-le devoir de neutralité : nous devons rester totalement indépendants vis-à-vis des pouvoirs publics, des entreprises et des églises.
-la lutte contre l’exclusion : travaillons avec les associations sur le lien entre aide alimentaire et santé, aide alimentaire et insertion sociale. Le triangle de la pauvreté, présenté par Caritas Espagne, met en évidence le lien entre le manque de biens et de ressources, la dépendance pour faire face aux besoins de la vie quotidienne et l’isolement dû à la rupture du dynamisme personnel et communautaire. La modification totale de la vie des personnes démunies provoque chez elles une résistance au changement, y compris à nos actions.
C’est en regardant comment faisait la femme pauvre pour nourrir ses enfants que le fondateur de la première « Food Bank » aux Etats-Unis a trouvé la solution. Comme le dit le le fondateur des Banques Alimentaires européennes en France, « nous ne pouvons pas faire l’économie d’une réflexion pour intérioriser notre vision d’un monde qui prenne en compte les personnes les plus vulnérables ». Nous ne sommes pas tous en relation de proximité avec les personnes démunies, puisque c’est le rôle de nos associations partenaires. Mais nous en rencontrons tous et devons nous interroger sur le regard que nous portons sur eux. Alors nous resterons au cœur de notre mission et continuerons à être inventifs.
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FLASH NEWS n°15
Contre la faim et le gaspillage en Europe
FLASH NEWS n° 15 - avril 2008 -
C\'est quasi quotidiennement que la presse se fait l\'écho des problèmes suscités par la faim. Vous avez certainement été, comme la FEBA, sollicités pour expliquer les conséquences de la dégradation de l\'environnement sur l\'action des Banques Alimentaires. Sans chercher des responsabilités ou des causes, la réflexion que m\'inspirent ces problèmes est, dans le cadre de nos missions, la suivante : la faim est une honte. Tout ce qui peut contribuer à l\'éradiquer doit être mis en oeuvre, pour autant que ce ne soit pas au détriment d\'autres éléments constitutifs de la vie.
Les Banques Alimentaires et les associations ont un rôle essentiel à jouer. Les difficultés nous obligent à être plus réactifs vis à vis des pouvoirs publics et des fournisseurs, que ce soit pour continuer à défendre le PEAD ou assurer nos approvisionnements. Nos prochaines Assises à Madrid, qui nous rassembleront sur le thème du droit à l\'alimentation, nous permettront d\'approfondir cette réflexion.
Jean-M. Delmelle
ALLEMAGNE
Tournée des Banques Alimentaires (suite)
Après leur visite à Aix-la-Chapelle en décembre dernier, Jean-M. Delmelle et Gérard Alix sont allés à Naumburg et à Dresde le 23 janvier.
A Naumburg comme à Dresde, les Banques Alimentaires restent une activité liée aux Tafel, les Tafel étant au service des démunis et les Banques Alimentaires au service d’associations qui sont encore pour la plupart des Tafel. Mais l’ancien président de la Tafel et BA de Naumburg, devenu président de la Fédération allemande des Tafel, et Edith Franke, présidente de la Tafel et BA de Dresde et de la Fédération allemande des Banques Alimentaires, sont tous deux convaincus de la nécessité de rendre les BA indépendantes des Tafel.
Les deux Fédérations ont aussi fait une demande conjointe auprès du Ministère de l’Agriculture pour que l’Allemagne puisse bénéficier du PEAD. Malheureusement, cette demande a reçu une réponse négative. La FEBA et les deux Fédérations ont entrepris des actions de « lobbying » auprès du gouvernement allemand et des instances européennes.
source Gérard Alix
BELGIQUE
Changement Changement de forme pour la collecte Delhaize 2008 La 18ème collecte de produits alimentaires DELHAIZE aura lieu du 16 au 22 octobre 2008.Mais cette année, en raison de la suppression des sacs en plastique, les clients sont invités à aider les Banques Alimentaires en remettant à la caisse un ou plusieurs bons de valeur au lieu de déposer les produits achetés dans des containers.Pour le client, c’est plus rapide et plus écologique. Les Banques Alimentaires, quant à elles, ne recevront que les produits dont elles ont besoin, n’auront plus à faire de tri et pourront étaler la réception des livraisons ; la collecte nécessitera de ce fait moins de bénévoles. La Fédération belge espère que cette nouvelle forme profitera encore plus aux démunis.
source http://www.foodbanks.be
ESPAGNE
Médaille d’or aux BA
La Fédération espagnole des Banques Alimentaires a remis à Jordi Peix la médaille d’or de l’Institution, en reconnaissance de sa participation à la création de la première Banque Alimentaire à Barcelone et au développement du réseau espagnol.
Ceci s’est fait au cours d’une petite fête surprise, organisée le 29 février à l’occasion des 20 ans de la Banque Alimentaire de Barcelone, autour de Jordi et Marie-José Peix, leurs enfants et amis. Christiane Vian a eu la grande joie d’y participer en tant que proche et représentante de la FEBA et de retrouver, avec la famille Peix, l’actuel Président de la BA de Barcelone, Antoni Sansalvado, ses deux prédécesseurs, ainsi que Javier Espinosa et une délégation de la FESBAL.
source Christiane Vian
FRANCE
Tortilla de pommes de terre aux oignons
Non, vous avez bien quitté la rubrique Espagne pour passer à la France qui, dans le cadre de cette année internationale de la pomme de terre, n’hésite pas à recommander une recette de tortilla à 1 euro par personne dans le calendrier « Tous à table » !
Riches en glucides complexes, amidon, les patates calent les plus gros appétits. Elles contiennent aussi des protéines, des minéraux, des fibres et de la vitamine C.
Pour en savoir plus sur cette recette, clickez sur http://www.banquealimentaire.org
Et pour déguster de la tortilla espagnole, il vous faudra attendre nos Assises à Madrid !
Formation des bénévoles à l’hygiène et à la sécurité
La Fédération française des Banques Alimentaires forme depuis 1998 des responsables hygiène et sécurité alimentaire pour répondre aux exigences de la réglementation, notamment européenne.
A partir de septembre 2008, elle organise un stage d’une journée destiné aux bénévoles et aux associations partenaires pour leur expliquer l’application du Guide des bonnes pratiques de l’hygiène. L’objectif est d’amener les participants à s’interroger sur leurs propres pratiques et voir comment ils peuvent les améliorer, de façon à ce qu’ils conseillent d’autant mieux les personnes accueillies.
Source « la Chronique des Banques Alimentaires » avril 2008
ITALIE
Milan organise l’exposition universelle de 2015 sur le thème de l’alimentation
Très bonne nouvelle pour nos amis italiens et surtout milanais. En effet, c’est la ville de Milan qui, le 31 mars de cette année, a été choisie pour organiser l’exposition universelle de 2015. Les membres du comité international des expositions ont été particulièrement sensibles au thème choisi « nourrir la planète, énergie pour la vie », thème en effet brûlant dans lequel s’inscrit l’action des Banques Alimentaires.
Milan, qui compte 9 millions d’habitants, doit créer à cette occasion plusieurs milliers d’hectares de parcs et espaces verts, ce qui devrait améliorer la qualité de vie de ses habitants ; une attention toute particulière sera portée à l’environnement, au respect de la biodiversité, à la qualité et la sécurité de la nourriture et à l’éducation dans le domaine de la nutrition.
« Milan mérite de briller dans le monde pour sa générosité » a déclaré Madame Letizzia Moratti, Maire de la ville. Nous ne doutons pas que nos amis italiens sauront relever magnifiquement ce nouveau défi.
Anne Renard
POLOGNE
Groupe de travail sur l’aide alimentaire pour les enfants
Les Banques Alimentaires ont été invitées à participer aux travaux du groupe de travail constitué par les Ministères du Travail et des Affaires Sociales avec d’autres ONG s’occupant de nutrition des enfants et la société Danone (Programme « Partage ton Repas »).
L’objectif du groupe est de vérifier l’état des lieux de l’alimentation des enfants en Pologne et d’élaborer des changements au programme pluriannuel « Aide de l’Etat dans l’alimentation ». Les travaux se concentrent sur l’analyse des problèmes qui diminuent l’efficacité de l’aide alimentaire en place, sur l’éducation nutritionnelle et l’infrastructure des cantines scolaires.
Les BA militent pour un système où l’alimentation des enfants constituerait une partie intégrale du processus d’éducation et où chaque enfant pourrait manger à l’école un repas équilibré. L’enjeu est de réduire ou supprimer le problème de la sous-nutrition des enfants, qui – d’après le rapport de la Commission Européenne et les statistiques polonaises – s’élève à 11%. Les travaux se termineront en mai 2008.
Taxe sur la Valeur Ajoutée des dons
Les BA en Pologne continuent leur action de « lobbying » pour permettre aux fournisseurs de déduire la Taxe sur la Valeur Ajoutée sur les produits donnés dans un but caritatif.
Grâce au « lobbying » de la Fédération, soutenu par la société PricewaterhouseCoopers et la Fédération Polonaise des Producteurs d’Aliments, le Parlement polonais a voté les changements de loi permettant la prise en compte de la valeur des denrées alimentaires selon leur valeur réelle au moment de la donation. Ils sont entrés en vigueur au 1er janvier 2008 mais il manque toujours les décrets d’application du Ministère des Finances et du Fisc. Combien vaut un yaourt avec 3 jours de Date Limite de Consommation : 0.01 ou 1 zloty ?
Collecte de printemps
La collecte organisée par 22 Banques Alimentaires pour Pâques a permis de récolter 245 tonnes de produits alimentaires dans 1300 magasins, avec l’aide de 20 000 bénévoles (202 tonnes en 2007).Tous les produits demandés (huile, conserves de viande, poisson, confitures…) ont été distribués avant Pâques.
Beata Ciepla
Du côté de la FEDERATION EUROPEENNE
Rencontre avec Procter et Gamble
Jean-M. Delmelle et Willy de Mesmaeker ont rencontré 4 représentants de Procter&Gamble à Bruxelles, à l’initiative de Global Foodbanking Network qui a déjà établi des relations de partenariat avec le groupe. Les activités de la FEBA leur ont été présentées ainsi que celles de la Fédération belge et de la Banque Alimentaire de Bruxelles-Brabant. P&G avait eu des contacts avec Kraft Foods et a laissé entendre qu’il pourrait aussi établir un partenariat avec la FEBA.
Le sujet sera réabordé lors de la prochaine visite de GFN à Paris, le 13 mai prochain.
Défense du Programme Européen d’Aide alimentaire aux plus Démunis : l’affaire de tous
Jean Lecointre, Franck Poisson et Jo Deleers (FBBA) ont rencontré Lars Hoelgaard, Directeur Adjoint de la DG Agri et 5 représentants de la Commission le 14 mars dernier, pour parler du futur règlement du PEAD. Ces derniers leur ont confirmé l’importance qu’ils accordent aux préconisations de la FEBA et annoncé l’organisation de la réunion du 11 avril avec les associations, dont le compte-rendu a été envoyé à toutes les Fédérations, ainsi que la consultation publique sur internet.
Adhésion définitive en vue pour la Slovaquie et le Royaume-Uni
Raymond Vaillant et Franck Poisson se sont rendus respectivement en Slovaquie les 10-11-12 avril et au Royaume-Uni les 17-18 avril pour faire l’audit des Banques Alimentaires qui conditionne l’agrément définitif au réseau.
Raymond Vaillant, accompagné de Fabrice Martin Plichta, a pu constater que la BA slovaque avait surmonté ses difficultés de jeunesse et qu’elle était maintenant bien organisée grâce au travail fait par Marko Urdzik et le soutien de Fabrice. L’enjeu pour elle est de trouver d’autres produits alimentaires, notamment pour la future antenne de Kosice, développée en partenariat avec la municipalité.
De son coté, Franck Poisson n’a pu que confirmer le dynamisme de Tony et Wendy Lowe et de l’équipe qui les entoure, FareShare ayant pour projet d’ouvrir encore 4 ou 5 Banques Alimentaires. La question de l’achat de nourriture, à l’étude l’an dernier et qui aurait fait obstacle à l’agrément définitif, n’est plus à l’ordre du jour.
Le Conseil d’Administration se prononcera sur ces deux agréments définitifs à l’issue de l’Assemblée Générale de Madrid.
Demande d’adhésion de la Lituanie
La Lituanie a confirmé à la FEBA sa volonté d’adhérer au réseau. Deimante Zebrauskaite participera à nouveau aux Assises cette année et une troisième visite sera faite par la FEBA pour présenter, le cas échéant, une demande d’agrément provisoire au Conseil d’Administration d’octobre prochain.
Echanges avec le Danemark
Les échanges d’information se poursuivent avec le Danemark et Annie Javerzac devrait se rendre à Copenhague les 23 et 24 mai prochain, la personne à l’initiative du projet de Banque Alimentaire étant toujours à la recherche d’un entrepôt.
Aude Alston
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Kraft Foods partenaire des Banques Alimentaires
La Fondation Kraft et la Société Kraft Foods ont fait un don très généreux de 125 000 USD à la Fédération Européenne des Banques Alimentaires. Ce don s’est fait dans le cadre du programme Kraft Cares de soutien aux communautés locales et de lutte contre l’exclusion, grâce à l’appui de Kraft Foods Europe Centrale et aux relations de partenariat établies entre la Société Kraft Foods et la Fédération Européenne.
Ce don avait pour objet de participer à l’achat de véhicules de transport de produits frais répondant aux normes d’hygiène réglementaires dans les pays d’Europe Centrale. En effet, les produits frais jouent un rôle très important dans l’équilibre alimentaire mais leur collecte, leur stockage et leur distribution nécessitent du matériel spécifique. D’autre part, une meilleure gestion de la sécurité des produits permet d’acquérir la confiance des donateurs et d’obtenir plus de produits.
Cinq pays ont été choisis en commun. La Pologne a reçu une enveloppe financière pour compléter les mises de fonds de plusieurs Banques Alimentaires désireuses de s’équiper de véhicules. La République Tchèque a également demandé un complément de budget pour doter la Banque d’Ostrava d’une camionnette réfrigérée. Le reste du don a financé l’achat intégral de camionnettes réfrigérées pour la Banque Alimentaire de Kosice en Slovaquie et pour la Banque de Budapest. La Lituanie a bénéficié d’un véhicule non réfrigéré car elle ne distribue pas de produits frais pour l’instant.
En 2006, la Société Kraft Foods avait déjà fait un don de 15 000 euros à la Fédération Européenne pour lui permettre d’organiser des sessions de formation pour les nouveaux membres. Trois sessions ont été organisées : une à Varsovie en juin 2006, à Strasbourg en octobre 2006 et à Milan en mars 2007. Au total, 21 représentants de 9 pays ont été formés. Une quatrième session devrait être organisée en 2008.
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